MESSAGE DE L’ARS - NE LAISSONS PAS LE MOUSTIQUE TIGRE S'INSTALLER !
Publié le mercredi 23 septembre 2026 - Vieux-Reng
Le moustique tigre est reconnaissable par sa petite taille de 5 mm, sa couleur très contrastée (il a des rayures noires et blanches sur le corps et les pattes), sa ligne blanche de la tête à l’implantation des ailes et il vit et pique surtout durant la journée, à l’extérieur. C’est un moustique urbain, qui se déplace peu : il parcourt moins de 150 m durant toute sa vie adulte. Une faible quantité d’eau – comme un bouchon renversé - peut lui suffire pour se reproduire.
La présence ponctuelle du moustique dans des zones restreintes peut s’expliquer par les flux de personnes et de marchandises, les moustiques tigres pouvant voyager depuis une autre région en se nichant à l’intérieur d’un véhicule.
Il a été identifié ponctuellement dans la région. Dans la métropole lilloise, et plus largement dans le Nord, toutes les découvertes de moustique sont restées limitées à des foyers identifiés et localisés, sans prolifération au-delà. Le département du Nord n’est ainsi à ce jour pas considéré comme colonisé.
Le moustique tigre peut transmettre certains virus, notamment ceux de la dengue, du chikungunya et du Zika, maladies qui peuvent prendre des formes graves. Pour transmettre un virus, le moustique doit d’abord piquer une personne infectée et ainsi ingérer le virus présent dans son sang. Le moustique peut ensuite dans un second temps transmettre ce virus en piquant une autre personne. Aucun cas autochtone de ces 3 maladies n’a été signalé en Hauts-de-France suite à une piqure.
L’Agence régionale de santé pilote la mise en œuvre du dispositif de lutte contre le moustique tigre qui repose sur une stratégie globale combinant surveillance, intervention rapide et mobilisation collective. Un réseau d’environ 500 pièges pondoirs est déployé sur l’ensemble des 5 départements, notamment dans les zones à risque d’introduction comme les lieux très fréquentés ou encore les lieux de déplacements (ports, aéroports, sites touristiques, etc.).
Ce réseau est complété par un dispositif de signalement citoyen – signalement-moustique.anses.fr.
Tous les signalements sont étudiés afin de valider ou non qu’il s’agit d’un moustique tigre et, si c’est le cas, contribuer à définir une stratégie de lutte adaptée à la situation locale.
Par des gestes simples, il est possible de lutter contre la prolifération du moustique en supprimant tous les endroits et objets pouvant contenir de l’eau stagnante. Si les récipients ne peuvent pas être vidés, l’accès à l’eau doit être supprimé en installant par exemple des moustiquaires sur les cuves d’eau de pluie, du sable dans les coupelles de fleurs, en curant les gouttières ainsi que les regards d’évacuation. Ces pratiques sont indispensables pour éviter ou freiner le développement de cet insecte.

